Poèmes d'une instable

16 octobre 2014

Joli mensonge ou un plaisir éphémère

Votre regard, votre sourire, votre voix.

Ça y est, c'est le chaos en moi.

 

Vos yeux bleus, ce regard perçant.

Je plane, je perds l'équilibre mais je fais semblant

De rester insensible à vos mensonges charmants.

 

Vos yeux bleus, ce sourire ravageur.

Derrière lui je ne vois pas de cœur

Ni le besoin d'une âme sœur.

 

Vos yeux bleus, cette voix calme et douce.

Une caresse si violente qu'elle me rend sourde.

Je m'affaiblis, les jambes deviennent lourdes.

 

Alors que j'avale vos paroles vides,

L'envie naïve de vous croire m'envahit.

C'est le désir, ce monstre perfide...

Ahurie et ramollie, je vous souris.

 

08/06/2013

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Insignifiant

À Jonathan:

 

Grand Roi

 

 

Majestueux et impressionnant,

Vous tuez et me faîtes renaître

Rien qu’en me regardant.

Permettez-moi d’observer votre Être.

Laissez-moi goûter votre sang.

 

Ayez pitié de moi, Grand Roi,

Laissez-moi enfreindre les lois,

Me sacrifier pour votre bonheur,

Vous nourrir de mes pleurs.

 

Quelle Grande Chance j’ai de pouvoir vous regarder !

Moi, être pitoyable, ici cachée.

Et si ce Grand Plaisir n’était qu’un rêve ?

Alors réveillez-moi, sans plus jamais me faire renaître.

 

Quelle Grande Chance j’ai de pouvoir vous regarder !

Délice interdit, vous êtes le Maître de mes pensées.

J’observe avec avidité chacun de vos gestes, au loin.

 

Moi, être pitoyable, ici cachée dans un coin.

Vous me punissez avec ce regard noir,

Mais ce châtiment ne me suffit pas.

Je me blesse et me meurtris avec violence

Pour retrouver l’équilibre et le silence.

 

La lame blanche et encore luisante,

Je la serre dans mes mains tremblantes

           De volupté, de peur et de joie.

           C’est mon devoir, j’obéis aux lois.

           Je dois payer pour avoir le droit.

 

 

Âme libre

 

 

Les esclaves heureux ne sont pas destinés

À vivre ni à connaître la liberté.

Moi je l’ai fait, tête levée.

Je me suis défaite de tes chaînes dorées.

Je les ai brisé, jeté, brûlé.

Enfin je ne suis plus ta possession

Car tu n’es plus mon obsession.

 

Le beau conte est terminé.

Non, je ne me permettrai pas de décider

Si la fin fut merveilleuse ou tragique à en pleurer.

Je me contente de retourner à la réalité

Sans but ni raison je vais errer, tête baissée

En attendant péniblement le soulagement dernier.

 

Mon âme est dévorée, le monstre vorace est rassasié.

L’équilibre et le silence, je les ai finalement retrouvés.

 

 

 

De loin je vous ai vu, de loin je vous ai admiré.

Mais je n’ose pas prononcer le mot aimer.

Je fus la seule à vous découvrir.

Vous fûtes le seul à m’envahir.

 

07/06/2011

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Voyage, voyage

Elle est assise, jambes croisées.

Tout son corps est figé.

Regard circulaire.

Les murs blancs, les étagères.

Tout est si grand.

Imposant.

 

Ses bras, elle baisse la tête.

Trop petits, maigres.

Cette maigreur lui plaît peut-être.

Qui sait.

Étape suivante. Temps peut-être ralenti.

Corps peut-être déjà engourdi.

Qui sait.

Qui comprendrait?

 

Cette peur.

Peur des pleurs?

De tomber?

Elle aimerait tout arrêter.

Ou bien au contraire continuer?

 

Et s'apprêter à franchir

Avec un triste sourire,

Ce passage, cette partie.

Entrer à nouveau dans l'ancienne obscurité.

Faiblesse. Désolée.

 

Le temps ne s'écoule plus.

L'espoir ne répond plus.

C'est perdu.

 

Les larmes ont commencé à couler.

Elles sont là pour l'accompagner.

Elle ne devrait pas en verser.

Mais elle le sait déjà, elle sait

Qu'elle ne pourra s'en empêcher.

Faiblesse. Désolée.

 

Maintenant elle a entâmé

Un voyage pour l'éternité,

Une histoire sans fin.

Et c'est toujours le même refrain.

2011

 

 

Posté par lebambouchinois à 17:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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